On lit quoi? – « Hier encore c’était l’été » – Julie de Lestrange

Hier encore c’était l’été – Julie de Lestrange– Editions Mazarine – 368p – version ebook

 

 

Résumé : Alexandre, Marco, Sophie et les autres se connaissent depuis l’enfance. Ensemble ils sont nés, ensemble ils ont grandi, en toute insouciance et en toute innocence. Mais lorsqu’à vingt ans, la vie les prend, la chute est brutale. En une décennie, cette jeunesse perdue mais pas désillusionnée va devoir apprendre à se battre pour exister. À travers les drames subsistent alors l’amitié, les fous rires et les joies. Et l’amour, qui les sauvera. Tendre portrait d’une époque, Hier encore, c’était l’été est un roman résolument optimiste qui accroche le coeur pour ne plus le lâcher. C’est l’histoire de nos guerres quotidiennes, de nos victoires et de nos peines.
C’est surtout l’histoire de la vie et d’une bande d’amis dont on voudrait faire partie .

Mon avis : J’avais il y a un long moment de ça, déjà acquis « Hier encore c’était l’été » mais que j’ai eu l’occasion de découvrir le second roman de Julie de Lestrange et que celle-ci m’a demandé si j’avais lu son premier roman, j’ai dit oui mais très sincèrement je ne m’en souvenais pas, plus… Je peux le dire aujourd’hui, il est évident que la réponse était non! Sinon je m’en serais souvenue!!!! Déjà parce que premièrement, je ne relis habituellement aucun de mes livres lus puisque même si cela fait des années que j’ai lu un livre, dès les premières pages tout me revient en mémoire; et là? rien…. Et puis… ce livre est un vrai petit bijou très agréable à lire.

J’ai pris plaisir à découvrir ce groupe d’amis, qui ont grandi ensemble, les liens qui les unit mais également leur propre personnalité. Ils ont chacun leurs forces et leurs faiblesses, Julie de Lestrange nous brosse donc le portrait de personnages très réalistes. J’ai particulièrement apprécié Marco et Anouk , même si j’ai beaucoup aimé les autres également. J’avoue avoir ressenti beaucoup de tendresse à l’évocation de la grand mère d’Alexandre également.

Ce roman est écrit avec fluidité, on y découvre une bande d’amis dont effectivement comme le dit le résumé on voudrait faire partie, âgés de la vingtaine ils découvrent les débuts de leur vie d’adulte. Tout n’est pas toujours facile. Amitié, amour, travail, la famille… Julie nous parle de tout ce qui peut être compliqué quand on quitte l’enfance, l’adolescence pour entrer dans le monde très complexe de l’âge adulte. Cette étape déterminante, angoissante presque où on a le sentiment que tout se joue.

Au fil des pages, on s’attache aux personnages, comme pour l’amitié, les liens se tissent peu à peu au fur et à mesure que l’on découvre ce qu’ils sont. Pour finir, on ne veut plus les quitter. J’ai commencé ce livre en le lisant, je l’ai fini en le dévorant. J’ai espéré pour eux, j’ai été ravie de voir certains rapprochements, j’ai été triste de voir que certains ne se faisaient pas… j’ai vibré.

Et comme j’avais déjà reçu en service presse le second roman de Julie de Lestrange , « Danser, encore » qui est dans la continuité de ce premier roman, j’ai vite vite enchaîné parce que je n’avais vraiment pas envie de quitter ces personnages qui m’ont touché.

En résumé, je vous dirais que si vous cherchez un livre tendre et léger alors il sera parfait!! Si vous aimez être embarqué dans un décor, une ambiance, un groupe de persos, alors vous ne le lâcherez plus avant de l’avoir terminé.

Ma note sur 5 : ❤ ❤ ❤ ❤ ❤

Si vous aussi vous souhaitez découvrir ce très sympathique livre, « rencontrer » ces personnages attachants alors RDV   ICI  😉 

 

Publicités

On lit quoi? – « L’amour au temps d’une guerre – tome 1- 1939/1942 »- Louise Tremblay d’Essiambre

L’amour au temps d’une guerre – Tome 1 – 1939/1942 – Louise Tremblay d’Essiambre – Editions « France Loisirs » – 396p – version papier

 

Résumé  : Tandis qu’à Pointe-à-la-Truite Gilberte Bouchard et ses proches tentent de comprendre cette guerre si lointaine, en Normandie, la réalité est tout autre. Françoise Nicolas, fille d’un important producteur de calvados, épouse son bien-aimé Rémi à quelques heures de son départ au front. Sans nouvelles du combattant pendant de longs mois, la jeune femme met au monde leur fils, espérant de tout coeur qu’il ait la chance de connaître son père un jour. À Paris, Brigitte, la meilleure amie de Françoise, travaille pour Jacob Reif, un blanchisseur juif qu’elle estime tout autant que son épouse et ses deux adorables fillettes. Cependant, dans le Paris de 1940, il ne fait pas bon être juif. Confrontée à l’horreur du sort réservé à la famille Reif, Brigitte aidera Jacob et les siens à fuir vers la Normandie où un aviateur québécois, fils d’un ami cher de Gilberte, a déjà trouvé refuge…

Mon avis : Comme il me faisait envie ce livre!!!! Cette magnifique couverture m’avait tapé dans l’oeil alors que je feuilletais le catalogue France Loisirs. et Mamy Frog, l’a acheté, et me l’a prêté  😀 😀 😀 hiiiiiii . Alors il s’agit vous l’aurez remarqué de la version intégrale. Mais j’ai choisi pour des questions de planning de lecture de le lire en 3 fois, tome par tome. Je viens donc de terminer le premier… et j’ai hâte de le reprendre pour enchaîner avec le deuxième.

Cette saga de Louise Tremblay d’Essiambre est très agréable à lire, même si j’avoue que les chapitres se déroulant au Québec m’ont demandé un petit temps d’adaptation de part les expressions particulières employées. Certaines m’on même demandé des recherches 😉 mais je suis ravie d’avoir appris des choses moi qui adore ça. Et passé ce petit délai, maintenant je lis ces chapitres sans soucis aucun. J’apprécie beaucoup l’alternance des familles dans la narration. En fait, j’aime voir comment dans deux continents différents la guerre est perçue, vécue. La peur qu’elle engendre mais l’amour qui est toujours là, présent.

J’ai aussi aimé la découpe de l’histoire, puisque lorsqu’on quitte une famille, on la retrouve ensuite quelques mois plus tard… Et cela permet d’avancer aisément sans longueurs ni ennui. Tout comme la présence d’une liste pour permettre de replacer les personnages à chaque fin de tome ( appréciable pour qui s’y perdrait, ce qui n’a pas été mon cas)

Côté personnages , c’est terrible, je les aime tous!!! ils sont tous touchants!!!

La fin de ce tome est assez abrupte et donne trèèèès envie de continuer la lecture!! C’est qu’elle sait y faire Louise Tremblay d’Essiambre pour tenir son lecteur en haleine 😉 .

Ma note sur 5 : ❤ ❤ ❤ ❤ 1/2

Si il vous tente, retrouvez-le en version intégrale chez France Loisirs, ou en format numérique disponible sur Amazon par exemple ICI .

On lit quoi? – « C’est où le nord? » – Sarah Maeght

C’est où le nord? – Sarah Maeght – Editions « Le livre de poche » – 288p – format papier

RésuméElla, 24 ans, est professeur de français dans un collège. Elle partage un appartement à Belleville avec son amoureux – plus pour longtemps. Elle a quitté Dunkerque pour Paris, et sa première année en tant qu’enseignante, entre profs déprimés et élèves largués, s’annonce mouvementée. Elle-même est un peu perdue, mais elle a des alliés pour affronter la solitude et les moments difficiles : ses meilleurs amis, Lou et Théo, et son poisson rouge Klaus. Jusqu’au jour où elle se laisse séduire par l’envoûtante Cléo…
Dans un style moderne et affirmé, Sarah Maeght signe un premier roman plein d’humour, de tendresse et de sensualité.
Mon avis : Je ne connaissais pas ce roman, je l’ai découvert en cherchant dans la bibliothèque virtuelle du site « Mille et une plumes » dont je vous ai déjà parlé (souvenez-vous c’est ICI). J’avais donc une réception et je cherchais quel livre choisir… J’ai trouvé la couverture de celui-ci attirante, j’ai lu le résumé et comme je suis une nordiste, il m’a parlé, mais il m’a aussi intrigué, avouez que ça pose des questions un résumé comme ça 😉 .

Il est donc arrivé chez moi, et j’ai eu envie de le lire assez vite, c’est chose faite. Ce roman de 288 pages ne se lit pas vraiment, il se dévore. Je l’ai terminé en un temps quasi record. La préface de Katherine Pancol (rien que ça!!) l’annonce, une fois le nez dedans difficile d’en sortir. Je dois admettre malgré tout que l’intrigue en elle même n’est pas forcément de celles que l’on attend comme haletante… et pourtant, Sarah Maeght a une écriture tellement fluide, moderne, parfois brut de décoffrage que cela pousse le lecteur à en lire toujours plus ( vous savez le syndrome du « allez encore un chapitre et j’arrête, oh pis non, encore un… ») .

Côté histoire on a affaire ici à un joli mélange que je trouve assez moderne, je pense même qu’il serait difficile de mettre ce livre dans une seule case. D’un côté on a un peu de romance avec les histoires de coeur de Ella , on aborde aussi la famille, l’amitié, le travail… Et puis il y a en parallèle une histoire intrigante avec les santons, qui pousse le lecteur à se dire « c’est quoi le truc? qui est derrière? » et sincèrement? sans cette intrigue j’aurais sûrement relâché mon intérêt à un moment donné. Cette petite « enquête » donne de la saveur à ce roman , que j’aurais pu sans cela trouvé un peu fade, un peu plat.

Côté personnage, on a Ella qui semble un peu perdre le nord, perdre les pédales, quand un événement perturber sa vie qu’elle pensait avoir si bien tracer. Remise en question, nouvelles expériences, Ella se cherche pour mieux trouver son chemin de vie. Elle peut parfois agacer, tant elle semble centrée sur elle-même, mais elle est jeune, on lui pardonnera. J’aurais aimé que Mamie Colette soit plus présente parce qu’elle m’a donné l’impression d’avoir LE caractère pour avoir une place bien plus grande dans ce roman à mon sens. Victor m’a paru sans grand intérêt au contraire. En écrivant ces lignes, je me rends compte que tous les personnages se sont avérés assez secondaires par rapport à Ella, à part peut être Cléo…

En résumé, je dirais que c’est un roman léger, frais, qui se lit très vite, mais malheureusement je le crains qui ne restera pas un souvenir impérissable. J’entends par là que je risque d’oublier bien vite cette lecture, même si elle m’a été agréable. Heureusement cette chronique me le rappellera et mon cahier de suivi de lecture aussi 😉 . Je dirais qu’il s’agit finalement d’un bon roman de gare.

Ma note sur 5 : ❤ ❤ ❤ il me manque l’élément qui aurait rendu ce roman mémorable.

Si vous souhaitez le découvrir, retrouvez-le  ICI  

 

On lit quoi? – « L’éducation nationale, une machine à broyer » – Isabelle Dignocourt

L’éducation nationale, une machine à broyer – Isabelle Dignocourt – Editions « Editions du Rocher » – 223p – format papier

Résumé : Professeur de lettres classiques à Roubaix et Tourcoing pendant plus de vingt ans, Isabelle Dignocourt incarne la crise de l’Éducation nationale. Fille d’ouvriers, Isabelle a choisi d’enseigner le français et les langues anciennes par passion et parce qu’elle voulait partager son amour des mots et de la culture antique avec des élèves pour la plupart issus de milieux modestes. Cette envie de transmettre ne l’a pas quittée, mais sa colère contre la machine administrative qu’est l’Éducation nationale n’a cessé de croître au rythme de la valse des ministres. Treize en vingt-cinq ans ! De réformes en rapports, et de rapports en réformes, concoctés par les technocrates de la rue de Grenelle adeptes de la novlangue, l’auteur constate (hélas, elle est loin d’être la seule) que l’école va de plus en plus mal. L’Éducation nationale est une machine aveugle et inhumaine qui broie les professeurs et leur ôte toute liberté. Face à ce désastre, Isabelle appelle à la résistance : laissons les professeurs faire leur travail, afin que l’école redevienne un lieu de transmission de tous les savoirs !

Mon avis : Je vous habitue plus à des chroniques de romans que de documents. Cette année je vous ai parlé déjà de « Perles de profs: leurs meilleures excuses bidon » de Stéphane Furina mais c’est tout… Enfin ce n’est plus le cas puisque je vais vous présenter un document aujourd’hui… Toujours avec l’école en fil de trame, toujours écrit par un professeur, toujours écrit par un professeur de ma région . Mais les points communs s’arrêtent là.

Si je me suis intéressée à cet ouvrage, je dois dire avec honnêteté que c’est premièrement parce que j’aime assez promouvoir des auteurs de ma région, mais qu’en plus à la lecture du titre, ça sentait le coup de gueule à plein nez , et vous le savez… je suis en colère après l’Education Nationale… Bon pas pour les mêmes raisons, ou du moins au moment de la découverte de ce livre je ne l’étais pas encore pour les raisons qui fâchent Isabelle Dignocourt, sûrement par ignorance de la situation. Isabelle a gentiment accepté de me faire découvrir en service presse son ouvrage. Et puis j’ai relu le résumé et je me suis posée des questions… (Pardon Isabelle mais oui j’avoue j’ai été de celles qui ont mal pensé) du genre « Est-ce que ce livre va être celui d’une prof qui en demande plus pour elle même?  » ou « S’agit-il d’un discours prônant plus de facilité dans le métier de professeur , ne pensant QUE à leur statut ? (Statut envié pour beaucoup il faut le dire). Et je me suis dit que la meilleure façon de répondre à mes questions était de me jeter dans la lecture de ce livre… c’est chose faite.

Isabelle Dignocourt est professeur de lettres classiques et son ouvrage est un mélange entre le coup de gueule assumé d’une professeur en colère et le cri de désespoir d’une professeur qui voit bien que l’Education Nationale mène les enfants, les nôtres mais aussi les siens à une perte assurée. Son discours n’est pas celui d’une enseignante qui crie pour conserver ses intérêts, (quels intérêts d’ailleurs?  si vous enviez les professeurs et leur condition j’ai envie de vous dire de lire ce livre et croyez-moi ça donne beaucoup moins envie, moi ça force même mon admiration!); son discours c’est celui d’une enseignante qui voit que ce qui est inculqué à nos enfants est de plus en plus réduit. Que les fondations du savoir de nos ados ne sont pas très solides… Pas parce que ce sont des fainéants, pas parce que leurs profs se reposent sur leurs lauriers, non! Parce que là haut, là où se décide les grands changements de notre Ecole on joue au concours de celui qui dégainera l’idée la plus absurde. Alors oui ! le progrès c’est bien. S’adapter c’est bien aussi mais je pense que pas à n’importe quel prix… Et là le prix à payer est assez exorbitant…

Isabelle Dignocourt ne nous conte pas l’histoire de l’Education Nationale de sa création à nos jours, non , elle nous raconte avec une plume agréable et fluide, finalement comme si elle nous parlait, son propre vécu. Son parcours personnel et surtout professionnel. Elle nous explique les ministres qui, depuis le début de son professorat, sont passés par l’Education Nationale et leurs bonnes, moins bonnes ou mauvaises idées. Isabelle nous aide à comprendre en vulgarisant le jargon politique et c’est une des raisons pour lesquelles je pense que ce livre est à lire par tous les parents. Ce livre est très sincèrement très riche d’enseignement. Il nous permet de comprendre les enjeux de telle ou telle réforme et chaque fois… ça fait peur! Peur parce qu’au fil des pages on comprend bien que la situation va de mal en pis et pourtant personne pour redresser le navire pour de vrai , pour de bon.

Chronologiquement, ce livre se termine au moment de la dernière élection présidentielle et donc le 14e ministre n’y est pas abordé. Je vais pouvoir avoir la chance de rencontrer Isabelle et je ne manquerais de l’interroger sur celui-ci, entre autres, avant de venir vous reparler de son combat.

Parce qu’il s’agit là de son combat, de celui de tant d’autres professeurs, et de parents aussi qui veulent que l’on arrête ce que je qualifie de nivellement par le bas, d’expérimentations honteuses qui influeront sans aucun doute sur l’avenir de nos enfants.

Je conseille ce livre à tous, parents, professeurs mais pas que!

Ma note sur 5 : ❤ ❤ ❤ ❤ ❤

Si vous souhaitez le découvrir, retrouvez-le  ICI  mais aussi dans les librairies Alpha B de Aire sur la lys, Saint-Omer, Bethune. 

 

On lit quoi? – « Victoire » – Patricia Ricordel

Victoire – Patricia Ricordel – Auto-édité – 192p – version ebook

 

Résumé : Victoire, interpellée par quatre mots lus sur un panneau publicitaire, échoue à La Réunion au sein d’une église évangéliste. Là, elle croise la route de Timothée Damour, un gourou au grand cœur et Colette, sa fidèle collaboratrice qui vont bouleverser le cours de sa vie. Cette jeune femme, enfant de la balle, fan de Céline Dion, dépendante aux jeux de hasard et allergique à la prière, parviendra-t-elle à échapper à ses créanciers ? C’est une histoire de hasards ou de coïncidences, de petits cailloux semés sur un chemin qui ne mène jamais où l’on croit. Victoire, une héroïne intense et volcanique à l’image de l’île où se déroule l’intrigue : La Réunion. C’est un roman frais et pétillant, émouvant et drôle à la fois, avec des personnages attachants, qui donne envie d’être créateur de sa destinée.

Mon avis : Patricia Ricordel est  comédienne et chanteuse.Elle a d’ailleurs consacré 25 ans de sa vie à ces métiers. Exilée à La Réunion depuis 5 ans, elle n’a pas dit adieu à sa passion pour le chant mais elle a décidé de se consacrer maintenant à l’écriture. Elle nous livre ici un roman plutôt léger même si quelques passages sont empreints d’émotions.

Victoire est une fille assez attachante, elle n’a pas eu beaucoup de chance par le passé, qui s’est laissée aussi happer par l’engrenage du jeu. Elle se décide à se sortir du mauvais pas dans lequel elle s’est fourrée en contactant l’église évangéliste dont elle a pris connaissance sur un panneau par un total hasard. Les rencontres qui en découleront marqueront sa vie.

Je dois tout d’abord dire que je n’ai pas été pleinement convaincue. J’ai trouvé amusant voir cocasse l’arrivée de Victoire dans cette église clairement sectaire. Ses réactions aux prières pourtant n’ont pas su séduire, amuser l’athée que je suis… c’est dire. Finalement j’ai trouvé cela « trop gros ». Ce roman est un roman agréable mais le gros du soucis est là… j’ai trouvé certains passages pas assez crédibles à mon goût. Alors bien sûr , je vais le répéter, je suis convaincue que ce livre a un public qu’il va conquérir sans mal. D’ailleurs il s’en est fallu de peu pour que moi aussi je sois entièrement séduite. Le roman est ponctué de passages de chanson de l’idole de Victoire, Céline Dion. J’ai trouvé cela plutôt agréable, bien pensé et bien intégré au livre. J’imagerais ces ajouts à un assaisonnement maîtrisé (je remarque que souvent je vous offre des comparaisons culinaires, drôle pour quelqu’un qui cuisine aussi peu que moi). La fin du livre, là encore a manqué selon moi de réalisme et finalement m’a empêché d’être touchée comme je l’aurais « dû ».

Pour résumer, je dirais qu’il s’agit là d’un roman prometteur, qui sans aucun doute saura trouver son public. Si vous aimez les romans légers, tendres, et que vous n’êtes pas contre quelques « exagérations » qui donne à l’intrigue des tournants inattendus , alors n’attendez plus et lisez-le!! 😉

Ma note sur 5 : ❤ ❤ ❤

Merci à Patricia Ricordel de m’avoir permis de découvrir ce livre via SimPlement. Si il vous tente, retrouvez-le  ICI  😉 

 

On lit quoi? – « Une robe couleur de vent » – Sophie Nicholls

Une robe couleur de vent – Sophie Nicholls – Editions « Préludes » – 352p – version ebook

 

 

Présentation de l’éditeur  : Fabia Moreno vient de s’installer avec sa fille, Ella, dans la petite ville de York, où elle a ouvert un magasin de vêtements vintage. Une boutique de rêve, comme les femmes de York n’en ont encore jamais vu. Car Fabia possède un don pour dénicher la robe idéale et l’ajuster à chaque cliente. Autour de son commerce, bientôt, les destins se croisent, les identités se révèlent et les amours s’épanouissent… mais naissent aussi la méfi ance et la jalousie. L’exubérance de Fabia dérange, et la jeune Ella, à la peau cuivrée, est une adolescente bien mystérieuse. Parviendront-elles à s’intégrer dans la communauté ?
Quel sombre secret cache Fabia derrière ses tenues flamboyantes et son accent chantant ? Sa fille elle-même sait-elle tout de l’histoire familiale ?

Mon avis : j’ai tout de suite eu un coup de coeur sur la sublime couverture de ce roman de Sophie Nicholls. « Une robe couleur de vent » est le premier roman de l’auteure, auto-édité il est devenu un véritable best-seller outre Manche. Depuis, il a été traduit en 5 langues… dont le français aux Editions Préludes .

C’est avez grand plaisir que j’ai découvert que Préludes m’offrait la possibilité de lire et de traiter ce roman qui me tentait grandement, à paraître le 4 octobre prochain.

J’ai beaucoup apprécié cette histoire réunissant des thèmes importants, beaux, passionnants… la relation mère/fille, les origines, l’intégration, l’amour aussi.  Tous ces thèmes s’entremêlent au sein de l’intrigue offrant aux lecteurs un joli cocktail à déguster délicatement. Très délicatement…. trop peut-être à mon goût. Finalement j’ai adoré cette histoire, mais je lui déplore une certaine longueur tout au long du livre qui a failli me perdre un certain nombre de fois. Cela aurait été dommage je dois dire, j’ai bien fait de m’accrocher, parce que même si finalement il ne s’agit pas d’une fin en feu d’artifice plein de surprises, il se termine par une fin douce, délicate mais bourrée d’émotions.

Du côté des personnages, j’ai apprécié les principaux : Ella, Fabia, Billy, David… les secondaires m’ont moins attirée. Ella est une jeune fille qui cherche à comprendre les raisons de ses nombreux déménagements. Elle a besoin de comprendre pour se construire.  C’est une adolescente dont le portrait est très bien brossé, jamais pleinement satisfaite, pleine de questionnements… Billy est un jeune homme très gentil, on aimerait bien que nos filles en trouve un si bien 😉 David, lui aussi est attentionné… Enfin, Fabia, est une femme qui se sacrifie pour sa fille, portant en elle des secrets qui l’empêchent de vivre pleinement sa vie.

Pour résumer, je dirais que ce livre est assez prometteur même si j’aurais vraiment apprécié y trouver un peu plus de rythme. Finalement avec ça il aurait été presque parfait 😉 .

Ma note sur 5 : ❤ ❤ ❤

Si il vous tente, retrouvez-le en précommande sur Amazon ICI et dans toutes les bonnes librairies dès le 4 octobre. 

 

On lit quoi? – « Sa mère » – Saphia Azzeddine

Sa mère – Saphia Azzeddine – Editions « Stock » – 240p – version numérique

 

 

Présentation de l’éditeur  : Marie-Adélaïde, née sous X, a la rage au ventre  ; elle a un destin, mais ne sait pas encore lequel. Pas celui de caissière à La Miche Dorée. Pas non plus celui de ses rares copines, certaines connues en prison, d’autres camarades de galère et d’errance. Serait-ce celui de nounou des enfants impeccables de la Sublime  ? Ou celui de retrouver sa mère coûte que coûte  ? Son destin, elle va le chercher avec les moyens dont elle dispose  : le culot, la parole qui frappe, l’humour cinglant, l’insoumission à son milieu, la révolte contre toutes les conventions. C’est une héroïne de notre temps.

Mon avis : Il s’agit du 7e roman de cette auteure, et j’ose l’avouer je ne la connaissais pas, j’avais entendu parler  de quelques un de ces titres furtivement mais je n’avais jamais été chercher plus loin. C’est en regardant les sorties prévues en août aux Editions Stock que j’ai découvert ce nouveau titre. Le titre m’a interpellée. Moi qui aime les histoires familiales… j’ai ensuite lu le résumé et j’ai été conquise. Par chance, les Editions Stock ont accepté de me faire confiance et ont accepté ma demande de lecture via NetGalley.

Dès les premières pages j’ai apprécié la plume de Saphia Azzeddine, travaillée, fluide, moderne, un pur plaisir à la lecture, et puis on lit les pages vite, avec délectation. J’ai aimé la personnalité du personnage principal, Saphia la dessine avec réalisme, touchante dans son parcours pas facile mais pas pitoyable. La vie l’a endurcit, trop peut être? ou pas 😉 il faut lire pour le découvrir. En tout cas, elle est touchante, nous confiant à nous lecteur, la sensibilité qu’elle met un point d’honneur à cacher aux autres. On est embarqués dans les pensées intimes de Marie-Adélaïde, qui ne se sent pas à sa place dans sa vie, dans ce monde. En réalité elle ne se sent pas à sa place parce qu’elle ne trouve pas sa place. Elle, que sa mère a délaissé lui laissant un X pour toute identité, a toujours eu ce sentiment d’être de trop.

Le résumé le dit bien, Marie Adélaïde c’est une héroïne de notre temps, elle va chercher sa voie, parce qu’elle a la volonté de ne pas continuer ainsi.

Ce roman c’est l’histoire des meurtrissures de l’abandon mais pas que, on ne tombe pas dans le mélo. On y lit aussi la société actuelle sous les notes d’une douce satyre. On y parle des événements qui ont frappés la France, les attentats. Le terrorisme prend même une place parfois un peu trop importante, un peu trop pesante à mon goût. Je suis de celles qui pensent qu’un français est un français qu’il soit blanc, noir, vert,jaune, rose, bleu, marron … Un français est un français qu’il soit d’origine européenne, arabe, africaine, asiatique, américaine… Et là, Saphia Azzeddine a eu cette insistance, qui m’a presque gênée, sur les Arabes. Finalement j’ai compris la raison, du moins je le pense, de cette insistance sur la fin du roman (Saphia si vous passez par là , et que je me trompe , n’hésitez pas à me le dire 😉 )

En tout cas, j’ai passé un très agréable moment avec ce roman à la fois frais émouvant, personnel et impersonnel, ce mélange savamment réalisé par une plume que j’aurais grand plaisir à retrouver!

J’avais programmé cette chronique avant le passage de Saphia dans l’émission de lynchage public présenté par Laurent Ruquier, accompagné de ses, de son chien enragé… j’ai vu le passage de Saphia Azzeddine en replay… Je l’ai trouvé forte, digne et courageuse face à un Yann Moix désobligeant, blessant, plus antipathique que jamais, se permettant avec toute la suffisance qui l’incarne, de juger, de critiquer un livre qu’il n’a même pas pris le temps de lire…

Ma note sur 5 : ❤ ❤ ❤ ❤

Merci aux Editions Stock, de m’avoir donné la chance de découvrir ce livre et cette auteure via NetGalley !

Si il vous tente, retrouvez-le sur Amazon ICI

 

Previous Older Entries

Les notes de Grâce M.

Je lis, j'écris, je vis

L'ourse bibliophile

Brimborions et broutilles. De simples mots sur un livre, un film...

Lula Papote

Blog littéraire et autre blablas

La paupiette culturelle

A la recherche d'un avenir...

dear ema - blog littéraire

a book, a coffee, a cat

La Voleuse de Marque-pages

"Je n'ai jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait apaisé" Diderot

À travers les mots

à travers mes mots , je vous donne mon avis .

sireadbooks

Amatrice et chroniqueuse livresques

Allez vous faire lire

Critiques et recommandations de livres jeunesse et young-adult

Sur ma table de nuit

Lire, c'est rêver les yeux ouverts.

Tea Time in Bloomsbury

“If you are cold, tea will warm you; if you are too heated, it will cool you; If you are depressed, it will cheer you; If you are excited, it will calm you.” ― William Ewart Gladstone

Mon rêve d'été

Venez, lisez, rêvez !